Tapuscrit signé corrections autographes "Abwehr et Gestapo"

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Manuscrit autographe Rémy Gilbert Renault dit le Colonel RÉMY (1904-1984) résistant & historien. Tapuscrit signé avec corrections autographes "Abwehr et Gestapo" ; 9 pages et-demi in-4.

Typescript draft with autograph corrections "Abwehr et Gestapo" by Rémy Gilbert Renault known under the surname of Colonel RÉMY (1904-1984) war resistant & historian ; 9 pages and a half in-4.

Document authentifié par Thierry Bodin (expert en autographe près la Cour d’Appel de Paris)

Rémy Gilbert Renault dit Le Colonel Rémy (alias : Beauce - Roulier - Rémy - Raymond - Jean-Luc - Morin -Watteau) né en 1904 à Vannes (Morbihan) et mort en 1984 à Guingamp. Aîné d'une famille de neuf enfants dont la résistante Maisie Renault, son père est professeur de philosophie et d'anglais, sa mère est la fille du compositeur Théodore Decker.

Attaché à la Banque de France en 1924, puis directeur d'un organisme de financement des films français jusqu'en en 1937. En 1936, il se lance dans la production cinématographique et finance le tournage de J'accuse, nouvelle version du film d'Abel Gance. C'est un échec, mais il noue des liens au cours de cette période lui seront très utiles dans la Résistance. Gilbert Renault est devenu Rémy pendant la guerre, son chef, le Colonel Passy, fondateur des services secrets de la France libre, disait : "il fut le pilier essentiel de tout ce que j'ai pu créer". Sir Dansey, l'un des chefs de l'Intelligence Service britannique, disait de lui qu'il était « le plus extraordinaire agent secret » qu'il eût jamais rencontré.

En juin 1940, il refuse l'armistice demandé par le maréchal Pétain et, après avoir tenté de gagner l'Afrique du nord, embarque pour l'Angleterre à bord d'un chalutier amarré dans le port de Lorient, le 18 juin 1940. Il atteint le Verdon où il embarque sur un cargo norvégien, le Lista et atteint la Grande-Bretagne le 22 juin 1940. Dès son arrivée, il s'engage dans les Forces françaises libres et est affecté aux Services de Renseignements. Le 28 juin 1940, il est nommé chef de mission de 2e classe, et repart pour la France via le Portugal et l'Espagne dès le début du mois d'août, chargé par le général de Gaulle de surveiller les mouvements allemands le long de la côte Atlantique, de Brest à la frontière espagnole. Il organisa des liaisons et recruta des agents qui fournirent les plans des bases sous-marines allemandes, un échantillon de nouveau métal, des modèles de papiers d'identité, les éléments qui permirent le raid de Bruneval et la destruction de radars allemands en février 1942.

En novembre 1942, il fonde avec Guy de la Bardonnie, la "Confrérie Notre-Dame" (Siège de la France libre, Carlton Gardens, Londres) qui s'étendra progressivement à l'ensemble de la Zone occupée et à la Belgique. La "CND" travaille en liaison avec l'"Organisation Civile et Militaire" (OCM) du colonel Touny qui crée, à l'instigation de Rémy, le réseau "Centurie". L'effectif des agents de la "CND" atteindra 1375 personnes et celui de "Centurie"1682. Pour le Bureau central de renseignements et d'action (B.C.R.A.) du colonel Passy, l'activité de la C.N.-D. (30 messages radio par jour dès avril1941, 70 courriers en trois ans) fut un moyen pour faire reconnaître les agents de la France libre par les autorités britanniques.

C'est grâce auxrenseignements fournis par les agents des réseaux de Gilbert Renault (qui pris en 1941 le nom de Rémy) que peuvent avoir lieu l'interception du Bismarcken mai 1941, l'immobilisation des cuirassés Scharnhost et Gneisenau dans la rade de Brest ou encore le raid des commandos britanniques sur Bruneval en février 1942. Fin février 1942, par une opération aérienne, Rémy accompagné de Pierre Julite gagne l'Angleterre d'où il revient fin mars pour l’opération Lysander. Pourchassé par la Gestapo, il doit quitter la France. Avec plusieurs membres de sa famille et le jeune Alain de Beaufort, il embarque à Pont-Aven, sur un bateau de pêche, les Deux Anges, le 17 juin 1942 pour l'Angleterre. Il transporte jusqu'en Grande-Bretagne le plan des défenses allemandes du Westwall, qui va de Cherbourg à Honfleur. Cette carte allemande, récupérée par des agents de "Centurie", servira de base aux préparatifs du débarquement du 6juin 1944. Le tout ayant été rendu possible grâce à un système de liaisons radio, aériennes et maritimes mis en place par la CND et dont profiteront d'autres réseaux ou mouvements comme "Cohors-Asturies" fondé par Jean Cavaillès ou l'OCM du colonel Touny. La Gestapo, n'ayant pu parvenir à arrêter Rémy, se venge en arrêtant sa mère, ses 5 soeurs (dont deux seront déportées) et son frère Philippe qui ne reviendra pas de déportation.

De retour en France, le colonel Rémy organise les premiers contacts entre la France Combattante, les Franc-Tireurs et Partisans et le Parti Communiste clandestin dont il accompagne à Londres le représentant, Fernand Grenier, en janvier 1943. Au mois de novembre 1943, durement frappée à plusieurs reprises, la "CND" est dévastée par la trahison d'un de ses agents. Avec les éléments restants de "Centurie", l'adjoint du colonel Rémy, le colonel Verrière (Lecomte), constitue un nouveau réseau : "Castille".

Au moment de la libération de Paris, à la tête d'une soixantaine d'officiers des services spéciaux et de parachutistes du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (2eme RCP), il est chargé de réquisitionner l'Hôtel Majestic pour y installer les services spéciaux et de mettre la main sur les archives allemandes. Après la guerre,Gilbert Renault entre quelque temps au cabinet personnel du général deGaulle et organise les grands rassemblements du RPF avant de devenir écrivain.


• Commandeur de la Légion d'Honneur 
• Compagnon de la Libération - décret du 13 mars 1942 
• Croix de Guerre 39/45
 • Médaille de la Résistanceavec rosette
 • Distinguished Service Order (GB)
 • Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique (GB)
 • Officier de la Legion of Merit (USA) 
• Officier de la Couronne de Belgique
 • Croix de Guerre Belge
 • Commandeur du Mérite (Luxembourg)

L’Abwehr, mot allemand signifiant « défense », est une ancienne organisation de l'armée allemande qui opéra de 1921 à 1944. Elle constituait le service de renseignement de l'état-major allemand. L’Abwehr est mise en place en 1921, au lendemain de la Première Guerre mondiale, au sein de l'armée. Elle comprend à l'époque une section de reconnaissance, une section de chiffrage et d'écoutes radio, ainsi qu'une section de contre-espionnage.

L'ABWEHR n'était pas la GESTAPO.

Ses méthodes étaient bien différentes, ainsi que le souligne le colonel Rémy : "La règle du jeu voulait que nous fussions fusillés si nous étions pris : les services de l'amiral Canaris n'y manquaient pas, mais ils y mettaient des formes. Conduits d'implacable, mais aussi d'irréprochable manière, les interrogatoires aboutissaient à des procès en règle." L'affaire de La Chatte, qui provoqua la destruction du réseau Interallié, un des premiers réseaux organisés en France après la défaite de 1940, est l'épisode le plus pathétique de la lutte menée par l'Abwehr contre la Résistance.

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